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Trois questions à Jean-Yves Charlier, membre du Conseil de surveillance

« La réussite de Vivendi repose sur l’innovation et ce, dans un contexte de développement durable. »

Comment la politique de développement durable nourrit-elle la performance de Vivendi ?
Vivendi, résolument engagé au cœur de l’univers numérique, doit analyser le champ de sa responsabilité à l’égard de la société. Car l’innovation technologique et industrielle, indispensable à  la réussite de l’entreprise, doit être accompagnée d’une réflexion approfondie et nourrie en matière d’innovation sociétale. C’est pourquoi les trois enjeux stratégiques définis dès 2003, à savoir la protection et l’accompagnement de la jeunesse, la promotion de la diversité culturelle, et le partage des connaissances, sont particulièrement pertinents et nourrissent la performance du groupe.

Lequel de ces trois enjeux vous intéresse le plus ?
L’enjeu qui me semble le plus innovant est celui de la diversité culturelle. Tout d’abord parce que nous ne pouvons pas être leader dans les métiers de contenus si nous ne satisfaisons pas les goûts les plus divers des dizaines de millions de clients du groupe à travers le monde. La promotion de la diversité culturelle nous assure un avantage compétitif indéniable. C’est également une responsabilité essentielle à l’égard des jeunes générations et des générations futures. Enfin, Vivendi conquiert de nouveaux marchés dans les pays à forte croissance et émergents. Cette diversité culturelle est une véritable opportunité pour rentabiliser au mieux nos investissements, repérer des artistes et les promouvoir sur la scène internationale. Universal Music Group en a fait l’une de ses priorités : développer les talents locaux dans les pays émergents pour trouver de nouveaux relais de croissance. C’est d’ailleurs l’objectif de développement durable que les dirigeants d’UMG ont choisi d’intégrer dans leur rémunération variable. Ce qui illustre bien le caractère stratégique de cette politique : nourrir la performance économique tout en contribuant à une meilleure cohésion sociale dans les pays où le groupe est présent.

Comment, en qualité de membre du Conseil de surveillance, vous impliquez-vous dans la gouvernance du développement durable ?
Je dois veiller à ce que le Comité stratégique joue pleinement son rôle en étudiant ces enjeux dans la définition de la stratégie du groupe. D’autre part, le Comité d’audit doit exercer toute sa vigilance pour vérifier que les mécanismes de suivi et de contrôle sont en place. Enfin, le Comité des rémunérations examine avec la plus grande attention l’intégration des critères de développement durable dans la rémunération variable des dirigeants.

(Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jean-Yves Charlier dans le Rapport d’activité et de développement durable 2011 et sur le site de Vivendi)

 
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